Une grand-mère alsacienne révèle sa recette culte de beignets du carnaval, dorés, moelleux et croustillants

Il suffit parfois d’une odeur de friture douce, de sucre et de pâte dorée pour que toute une maison se remplisse de souvenirs. Les beignets de carnaval alsaciens, ceux des grands-mères, ont ce pouvoir-là. Simples, dorés, légèrement croustillants dehors et moelleux dedans… et soudain, vous avez 8 ans à nouveau.

Une recette de grand-mère alsacienne, avec l’accent du carnaval

En Alsace, le carnaval ne commence pas avec un défilé. Il commence dans la cuisine. On sort le grand saladier, le tablier un peu taché, et la fameuse recette de fasnachtkiechle, soigneusement gardée dans un cahier à carreaux. Chaque famille a sa version, mais l’esprit reste le même : une pâte simple, un peu de patience, et beaucoup de bonne humeur.

Ces beignets-là ne sont pas tout à fait comme les autres. Ils sont souvent en forme de losange, parfois en petits boudins appelés schankala. On les prépare la veille ou le matin tôt, pour que la friture accompagne la journée entière. Et pendant que l’huile chante dans la casserole, les histoires d’anciens carnavals ressortent, presque toutes seules.

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Les 4 ingrédients clés pour des beignets alsaciens dorés et moelleux

Pour réussir des beignets de carnaval alsaciens dignes d’une grand-mère, il ne faut pas mille choses. Mais il faut de bons produits, à température ambiante, et un peu de soin dans les gestes.

Voici une base pour environ 20 beignets généreux :

  • 500 g de farine de blé (type T45 ou T55)
  • 3 œufs moyens
  • 60 g de sucre en poudre
  • 80 g de beurre fondu et légèrement tiédi
  • 1 sachet de levure chimique (environ 11 g)
  • 1 pincée de sel
  • 3 à 6 cl de lait (2 à 4 c. à soupe), ou d’eau-de-vie pour la version traditionnelle
  • Huile de friture neutre (tournesol ou arachide, environ 1 l pour une casserole moyenne)
  • Sucre glace pour saupoudrer

Quelques petites astuces de grand-mère pour sublimer cette base :

  • ajouter 1 sachet de sucre vanillé pour un parfum plus doux
  • parfumer la pâte avec 1 c. à soupe d’eau-de-vie de quetsche ou de kirsch, très typique en Alsace
  • prévoir un peu plus de farine pour fariner le plan de travail
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Préparation pas à pas : comme si une grand-mère était à vos côtés

1. Préparer une pâte souple, ni trop sèche ni trop collante

Dans un grand saladier, versez la farine, la levure chimique, le sucre et le sel

Ajoutez les œufs et le beurre fondu. Commencez à mélanger avec une cuillère en bois ou avec la main. Incorporez petit à petit le lait ou l’eau-de-vie, cuillerée par cuillerée. La pâte doit devenir souple, lisse, mais se détacher des parois. Si elle est trop sèche, ajoutez encore un filet de lait. Si elle colle trop, saupoudrez un peu de farine.

Pétrissez ensuite à la main pendant 5 à 8 minutes. Vous devez sentir la pâte devenir élastique et douce. Formez une boule, couvrez le saladier d’un torchon propre et laissez reposer environ 30 minutes à température ambiante.

2. Étaler, découper, façonner les beignets

Farinez légèrement votre plan de travail. Déposez la pâte et étalez-la au rouleau sur une épaisseur d’environ 8 mm à 1 cm. Plus elle est fine, plus les beignets seront légers. Plus elle est épaisse, plus ils seront moelleux.

Pour les fasnachtkiechle, découpez la pâte en bandes, puis en losanges avec un couteau ou une roulette à pâtisserie. Pour les schankala, coupez de petites bandes et roulez-les pour former de petits boudins un peu épaissis au centre.

Posez les morceaux de pâte sur un torchon légèrement fariné pendant que vous préparez l’huile. Ce petit temps d’attente les aide à gonfler un peu.

3. Maîtriser la friture pour des beignets dorés mais pas gras

Versez l’huile de friture dans une grande casserole ou une friteuse. Chauffez jusqu’à environ 170–180 °C. Si vous n’avez pas de thermomètre, plongez un petit morceau de pâte : il doit remonter à la surface en quelques secondes en formant de petites bulles.

Glissez quelques beignets dans l’huile, sans surcharger la casserole. Laissez-les dorer environ 1 à 2 minutes par face. Retournez-les dès qu’ils prennent une belle couleur dorée. Ils doivent rester blonds à dorés, jamais brun foncé.

Retirez-les avec une écumoire et déposez-les sur du papier absorbant. Procédez en plusieurs fournées. Quand ils ont un peu tiédi, saupoudrez généreusement de sucre glace.

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Le secret de la texture : croustillants dehors, moelleux dedans

Ce qui fait craquer dans ces beignets de carnaval, c’est ce contraste très agréable. Une fine croûte dorée, et sous la dent, une mie douce, presque aérienne. Pour obtenir ce résultat, quelques points comptent vraiment.

  • Respecter le temps de repos de la pâte. Il permet au gluten de se détendre et à la levure chimique d’agir.
  • Ne pas travailler la pâte trop longtemps après l’avoir étalée. Sinon, elle se rétracte et durcit.
  • Garder l’huile bien chaude mais stable. Si elle est trop froide, les beignets boivent l’huile. Si elle est trop chaude, ils brûlent dehors et restent crus dedans.
  • Égoutter chaque fournée sur du papier absorbant, sans les empiler tout de suite.

Avec ces quelques réflexes, même une première tentative donne un résultat très proche de ceux des grands-mères. Et, honnêtement, le parfum qui se dégage dans la cuisine finit toujours de convaincre tout le monde.

Comment les servir à l’alsacienne (et les conserver)

Dans beaucoup de villages, les beignets se servent encore tièdes, parfois avec une simple soupe de légumes. Ce contraste salé-sucré peut surprendre, mais il réchauffe très vite un soir de février. Vous pouvez aussi les proposer au goûter, avec un chocolat chaud ou un café.

Pour les conserver, laissez-les refroidir complètement. Rangez-les dans une boîte en métal ou une boîte hermétique, à température ambiante. Ils restent bons 1 à 2 jours, même si c’est le premier jour qu’ils sont vraiment irrésistibles. Vous pouvez les repasser quelques secondes au four doux pour leur rendre un peu de croustillant.

Une tradition à transmettre, entre rires, farine et huile qui crépite

Préparer ces beignets de carnaval alsaciens, ce n’est pas seulement suivre une recette. C’est ouvrir un espace de complicité. On apprend aux enfants à découper des losanges, à ne pas s’approcher trop près de la casserole, à retourner les beignets sans les percer. On se chamaille sur l’épaisseur de la pâte, on goûte le premier encore un peu chaud, même si les anciens disent de ne pas le faire.

Autrefois, ces beignets marquaient la fin des réserves d’hiver, avant le Carême. Aujourd’hui, ils marquent surtout des moments de partage. Quelques ingrédients simples, un peu de temps, et vous avez sur la table un dessert qui raconte une région entière. À vous maintenant de faire vivre cette tradition, de la personnaliser, et peut-être, un jour, de dire à vos proches : “C’est la recette de ma grand-mère… et un peu la mienne aussi.”

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    Consultante SEO et rédactrice passionnée de gastronomie, Pauline Roussel explore sans relâche les saveurs du monde et les tendances culinaires. Référencée pour ses analyses pointues, elle partage ses découvertes sur la cuisine, le voyage, l’art de vivre et l’actualité du secteur. Son expertise permet de combiner performance digitale et gourmandise, pour guider internautes et épicuriens avertis vers des expériences uniques, aussi bien à table que dans la vie de tous les jours.

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